MOI, JE PRENDRAIS BIEN TA PLACE... MAIS C'EST TOUT !

Publié le par vivemafrance

Avant de commencer :

Vous êtes nombreux à tomber sur ce texte en tapant les mots-clés "handicap", "place handicapé", "macaron"... Je ne sais pas si en faisant vos recherches vous souhaitez retrouver mon blog (pourquoi pas...) ou trouver des informations relatives au stationnement/ handicap.

Donc :  le macaron européen "carte de stationnement pour personnes handicapées" (remplace les macarons GIG et GIC depuis le 1er janvier 2000) facilite votre stationnement et vous permet d'utiliser les places réservées. Cela dit, vous devez tout de même payer pour la durée du stationnement SAUF si par arrété municipal la ville a accordé de la gratuité pour les personnes handicapées.

Si aucune place réservée n'est disponible sur un parking (ou une rue), rien ne vous empêche de stationner votre véhicule sur une place payante de droit commun.

Votre macaron doit être visible (posez-le de préférence côté trottoir).

 

Attention : si vous utilisez la carte de stationnement d'un tiers, vous risquez une amende de 1500 euros (3000 euros en cas de récidive). Mais pas besoin d'un tel argument pour comprendre que ces cartes sont accodées au prix de la santé.


 

 

affiche-handicap.jpg

 

Une amende de 135 euros sanctionne le stationnement abusif sur une place handicapé (sans le fameux macaron donc).

 

Reconnaissons que nous sommes nombreux à râler quand un handicapé nous passe devant à la poste en agitant sa petite carte de priorité bien en l'air (le truc qui énerve !). On voudrait bien aussi, le premier jour des soldes, pouvoir stationner (quand elles n'ont pas été investies par des individus peu scrupuleux) sur toutes ces places de parkings disponibles bordées d'un joli ruban bleu et blanc. Pourquoi pas ?

 

Et puis les handicapés, s'ils ne peuvent pas faire la queue comme tout le monde, ils n'ont qu'à rester chez eux. On oublie trop souvent qu'un handicapé, ce n'est pas un criminel ; il n'est pas assigné à résidence mais juste malade... (c'est un peu comme les personnes âgées dont on se demande pourquoi elles se trouvent dans le train ou le bus aux heures de pointe alors qu'elles ont toute la journée pour se balader. Qui ne les a pas déjà une fois insultées mentalement ?). Mais c'est que ça vit, ces personnes-là...!

 

Dans le RER pour Paris :

La voiture est bondée. Des gens, des valises, pas même où poser le pied. Un handacapé se dirige vers les places réservées.

- Excusez-moi. Je suis handicapé, j'ai du mal à rester debout. Est-ce que quelqu'un pourrait me céder sa place ?

Avant même qu'il n'ait terminé sa phrase, chacun est déjà à regarder en l'air, tripoter son portable ou faire semblant de dormir...

- Voilà ma carte... (la personne scrute ces voyageurs d'un genre pas si rare que ça).

Et puis soudain :

- ok... C'est bon...!, dit un des voyageurs en se levant et en lachant un soupir d'extrême exaspération mêlée d'un mécontentement obscurément profond.

 

La personne handicapée est agaçante ; elle fait même lever les gens des places qui lui sont réservées. Non mais faudrait quand-même pas abuser !

 

Moi, à mon avis, personnellement je pense que les personnes handicapées ont elles aussi parfois de véritables envies d'insultes.

 

Ou encore à la caisse d'un supermarché :

 

« vous êtes prié de céder la place aux personnes handicapées » dit la pancarte. Et pourtant... :

- Excusez-moi, c'est possible de passer ? J'ai une carte d'invalidité...

- heu... mais on n'a que deux articles..., dit un homme qui ne semble vraiment pas avoir envie de faire preuve de civisme et encore moins de compréhension.

La personne qui le précède, en revanche, a un chariot plein à craquer et si lui n'a que deux articles, le client handicapé-qui saoule-tout-le-monde-et-qui-passe-devant-les-autres n'en a qu'un seul. Oui. La bataille des chiffres ne se joue pas qu'à Bercy.

Bref, ils nous soûlent.

 

On n'oublie pas les personnes qui se lèvent spontanément, sans même qu'on leur ait adressé la parole. Mais la minorité, hélas, fait toujours plus de bruit.

 

Quid des femmes enceintes et de nos anciens ? Ceux-ci devraient presque simuler le malaise ou l'attaque cardiaque pour qu'on leur propose un siège.

Tant qu'on ne saigne pas et qu'on n'a pas la tête coupée, on n'a rien d'un handicapé.

 

 

Toutefois un handicap physique ne se lit pas plus sur le visage d'une personne que ne peut se lire la bêtise, forme de handicap intellectuel et civil. Il faudrait certainement penser à leur faire une carte, à ceux-là aussi.

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article